Soudain, la pluie

Sur les sentiers anglais, heureuse je chemine:
M’enivrant du vent frais, je rêve d’aventure
Et j’arpente avec joie ce tapis de verdure,
Oubliant que parfois la Nature est taquine.

Sous mon regard distrait, au-delà des collines,
Une obscure lueur envahit le ciel pur.
L’horizon se ternit, comme un mauvais augure,
Annonçant une pluie, qui au loin se devine.

Ralentissant mes pas, enfin je réalise:
L’averse se profile et c’est moi qu’elle vise…
Dans un instant, pour sûr, ce sera la rincée!

Vite, vite, un abri! Sous un arbre je fuis.
Les nuages railleurs, de mes efforts se rient
Et m’arrosent, voyous, d’une puissante ondée.

Advertisements